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Blog de EDWARD----BELLA

Photo de EDWARD----BELLA

EDWARD----BELLA

Description :

Fascination ==> Twilight

Tentation ==> New moon

Hésitation ==> Eclipse

Révélation ==>Breaking Dawn

Midnight sun

by Stephenie MEYER






► Amis tous acceptés.

► A partir d'aujourd'hui, je rends tous les commentaires.

► Pub acceptée, lue mais je ne viens pas mettre de commentaires sauf si les articles, les photos ou les sujets me plaisent.

► Les favoris sont les blogs que j'apprécie, et qui m'ont demandés d'être dans mes favoris.

► Pour ce qui est du plagiat, j'autorise tout le monde a prendre les photos qu'il voudra, après tout, elles ne sont quand même pas à moi ^^ Par contre le plagiat identique de mon habillage, mes textes ou mes montages, là non. Merci de ne pas me demander si vous pouvez faire le même habillage, ça me rends mal à l'aise et vous savez déjà ma réponse : non.

► 109 fans :O Mais c'est énorme ! Merci :D




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MIDNIGHT SUN -Chapitre 10- Théorie

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“Puis-je juste te demander une dernière chose” entama-t-elle au lieu de répondre à ma demande.
J'étais tendu, anxieux d'entendre la suite. Et pourtant, combien il était tentant de prolonger ce moment. Avoir Bella avec moi, de son propre chef, juste pour quelques secondes de plus. Je soufflais devant le dilemme.

“Juste une”.
“Eh bien...” elle hésita durant un court moment, comme si elle se demandait quelle question poser. “Tu as dit que tu savais que je n'étais pas rentrer dans la librairie, et que j'allais vers le Sud. Je me demandai juste comment tu as fait pour le savoir?”
Je regardai à travers la fenêtre. Voilà une autre question qui ne révélait rien de ses suppositions, et beaucoup trop sur moi.

“Je pensais qu'on avait dépassé le stade où tu te défilai?” dit elle la voix remplis de sarcasme et de déception.
Comme c'était ironique. Elle même se défilait sans même le savoir.
Eh bien, elle voulait que je sois direct. Et cette conversation ne menait à rien de toutes façons.
“Très bien, tu l'auras voulus” dis-je. “Je t'ai flairé”.
Je voulus regardé son visage, mais j'avais peur de ce que j'allais voir. A la place, j'écoutai sa respiration s'accélérer puis se stabiliser. Elle parla de nouveau après un moment, et sa voix fut plus contrôlée que je ne l'auras cru.

“Et puis, tu n'as pas répondu à l'une de mes premières questions...” dit-elle.
Je la regardai, fronçant les sourcils. Elle ne bougeait plus.
“Laquelle?”

“Comment ça marche - pour lire dans les pensées?” demanda-t-elle, réitérant sa question du restaurant. “Est ce que tu peux lire les pensées de tout le monde, partout? Comment fais-tu? Est ce que le reste de ta famille...?” Elle enchaîna tout, rougissant de nouveau.
“Ca fait plus qu'une question”, dis-je.
Elle me regarda dans l'attente des réponses.
Pourquoi ne pas tout lui dire. Après tout n'avait-elle pas deviné une grande partie, et c'était un sujet plus facile que celui qui allait suivre.

“Non, je suis le seul. Et je ne peux pas entendre tout le monde partout. Je dois être assez prêt. Plus la voix est... familière, plus je peux les entendre de loin. Mais pas plus loin que quelques kilomètres.” J'essayai de penser à un moyen de le décrire pour qu'elle puisse comprendre. Une analogie à laquelle elle pourrait s'accrocher. “C'est un peu comme être dans un grand hall remplit de gens qui parlent tous en même temps. C'est un brouhaha - des voix en arrière plans. Jusqu'à ce que je me concentre sur un voix, et puis ce que cette personne pense devient clair. La plupart du temps, j'éteins tout - c'est très perturbant sinon. Et puis c'est plus facile de me comporter normalement ainsi.” Je grimaçai - “quand je ne répond pas aux pensées de quelqu'un plutôt qu'à ses mots, accidentellement.”

“A ton avis, pourquoi ne peux-tu pas m'entendre?” demanda-t-elle.
J'allais lui dire la vérité grâce à une autre analogie.
“Je ne sais pas” admis-je. “Ma seule supposition c'est que ton esprit ne fonctionne pas comme ceux des autres. Comme si tu était sur onde coutre alors que je ne capte que les ondes longues.”
Je réalisais qu'elle n'aimerait pas cette analogie là.
Le fait d'attendre sa réaction me fit sourire. Elle ne semblait pas déçue.
“Mon esprit ne fonctionne pas correctement?” demanda-t-elle, la voix remplie de chagrin. “Est ce qu'il y a un problème avec moi?”
Ah, encore l'ironie.

“Je lis dans les pensées, et tu penses que tu as un problème.” Je ris. Elle comprenait les moindres petits détails, et pourtant, les choses évidente lui échappaient. Elle avait de mauvais instincts...
Bella mordillait ses lèvres, et le creux entre ses yeux se plissa.
“Ne t'inquiète pas” la rassurai-je. “C'est juste une théorie...” Et il y avait une théorie bien plus importante dont nous devions discuter. J'étais anxieux d'en finir. Chaque seconde qui passait me semblait de plus en plus comme la dernière.

“Ce qui nous ramène à toi,” dis-je, divisé en deux, anxieux et réticent.
Elle poussa un soupir, mordant toujours sa lèvre - je me demandai si allait se faire mal. Elle fixa mes yeux, le visage crispé.

“Est ce que tu te défiles?” dis-je doucement.
Elle baissa le regard, luttant avec elle même. Soudainement, elle ouvrit grand les yeux. La peur s'inscrit sur son visage pour la première fois.
“Oh mon Dieu” hurla-t-elle.
Je paniquai. Qu'avait-elle vu? Comment l'avais-je effrayée?
Puis elle lança “Ralentis!”

“Qu'est ce qui ne va pas?” Je ne comprenais pas d'où venait sa terreur.
“Tu roules à 160 kilomètres heures!” hurla-t-elle. Elle jeta un regard par la fenêtre, en direction des arbres sombres qui filaient sur le côté.
C'était ça, un petit peu de vitesse qui l'avait terrorisé?
Je levé les yeux au ciel. “Relax Bella.”
“Est ce que tu essais de nous tuer?” demanda-t-elle, sa voix haute et aiguë.
“On ne va pas avoir d'accident,” lui promis-je.
Elle reprit sa respiration puis dit un peu plus fort. “Pourquoi vas-tu si vite?”
“Je conduis toujours ainsi”

Je rencontrai son regard, amusé par ses expressions choquées.
“Gardes tes yeux sur la route” me cria-t-elle.
“Je n'ai jamais eu d'accidents, Bella. Je n'ai même jamais eu d'amendes.” Je lui fit une grimace en me touchant le front. Cela fut encore plus drôle - l'absurdité de pouvoir lui faire une blague sur un sujet aussi secret et bizarre. “J'ai un détecteur de radar intégré”.

“Très drôle,” dit-elle sur un ton sarcastique, sa voix plus effrayée qu'énervée.
“Charlie est un flic tu te souviens? J'ai le code de la route dans le sang. Et puis si tu écrasais ta petite Volvo contre un tronc d'arbre, tu t'en sortirai probablement indemne.”
“Probablement” repetai-je, riant sans humour. Oui, nous nous en sortirions différement dans un accident de voiture. Elle avait raison d'avoir peur, malgré ma conduite...”Mais toi non”.
En soupirant, je réduisais la vitesse de la voiture. “Contente?”
Ses yeux se fixèrent sur le compteur “Presque”

C'était encore trop rapide pour elle? “Je déteste conduire lentement,” murmurai-je, laissant l'aiguille s'abaisser un peu plus.

“C'est lent pour toi ça?” demanda-t-elle.
“Assez de commentaire sur ma façon de conduire,” dis-je impatiemment. Combien de fois avait-elle éludé ma question? Trois? Quatre? Ses spéculations étaient-elles si horribles? Je devais le savoir - immédiatement. “J'attend toujours ta dernière théorie.”
Elle mordilla ses lèvres une fois de plus, et son expression passa de l'embarras à la douleur.
Je retins mon impatience, adoucissant ma voix. Je ne voulais pas qu'elle soit anxieuse.
“Je ne rigolerai pas” promis-je, espérant que seule l'embarassement l'empêchait de parler.
“Je un peu peur que tu sois énervé après moi”, murmura-t-elle.
Je m'efforçais de garder une voix neutre. “Est-ce si horrible?”
“Je crois que oui”

Elle baissa son regard, refusant de rencontrer mes yeux; Les secondes défilaient.
“Vas-y” l'encourageai-je.

Sa voix était très basse. “Je ne sais pas par où commencer.”
“Pourquoi ne commence tu pas par le début?“ Je me souvenais de ce qu'elle avait dit pendant le dîner. “ Tu as dit que tu n'avais pas trouvé cette théorie seule.”
“C'est vrai” acquisca-t-elle, puis le silence revint.
Je pensais à ce qui avait pu l'inspirer. “Qu'est ce qui t'as mis sur la voie - un livre? Un film?”
J'aurais du fouiller dans ses collections lorsqu'elle n'était pas chez elle. Je ne savais pas si Bram Stoker ou Anne Rice en faisait partie...

“Non” rajouta-t-elle. “C'était Samedi à la plage.”
Je ne m'attendais pas à ça. Les rumeurs locales qui nous concernaient n'avaient jamais rapportés de faits trop étranges - ou trop précis. Y avait-il une nouvelle rumeur que j'avais loupé? Bella me regarda rapidement, découvrant la surprise sur mon visage.
“Je suis tombée sur un vieil ami de la famille - Jacob Black, “ elle continua. “Son père et Charlie sont amis depuis que je suis bébé.”

Jacob Black - le nom ne m'était pas familier, et pourtant me rappelait quelque chose...il y a longtemps... je regardai à travers la fenêtre, cherchant à travers mes souvenirs pour établir une connexion.
“Son père est un des Anciens de la tribu Quileute, “ dit-elle.
Jacob Black. Ephraim Black. Sans doute un descendant.
Ca partait mal.

Elle connaissais la vérité.
Mon esprit se dissipait tandis que la voiture se perdait dans les virages, mon corps crispé par l'angoisse - immobile, à part un légère mouvement pour conduire la voiture.
Elle connaissais la vérité.
Mais...elle l'avais apprise Samedi...donc elle l'avait su toute la soirée...et pourtant...
“Nous sommes parties nous balader,” continua-t-elle. “Et il me racontait de vieilles légendes, pour me faire peur, je suppose. Il m'en a raconté une sur...”
Elle s'arrêta, mais son suspens ne servait à rien. Je savais ce qu'elle allait dire. Le seul mystère qui persistait était de savoir pourquoi elle restait avec moi maintenant.
“Continue,” lui dis-je.

“Sur les vampires”, elle souffla les mots dans un murmure.
D'une certains façon, c'était pire que de savoir qu'elle savait, de l'entendre prononcer ce mot à voix haute. Je frémis au son, puis repris le contrôle.
“Et tu as immédiatement pensé à moi?” lui demandai-je.
“Non. Il a mentionné ta famille.”

Comme c'était ironique que la propre descendance d'Ephraim viole le traité que lui même avait instauré. Son petit fils, ou arrière petit fils peut-être. Combien d'années avaient passées.? Soixante-dix?
J'aurais du me rendre compte que ce ne serait pas les vieux hommes qui croyaient au légendes qui poseraient un problème. Bien sur, la jeune génération - ce qui auraient été prévenus, riant des anciennes superstitions - bien sur c'est de la que viendrait le danger de l'exposition.
Je supposais que cela signifiait que je pouvais désormais m'attaquer à la petite tribu sans défense. Ephraim et sa troupe de protecteurs étaient tous morts.
“Il a juste pensé que c'était une superstition débile” dit Bella, sa voix pleine d'anxiété. “Il ne pensait pas que j'y croirait.”

Du coin de l'oeil, je la voyais se frotter les mains.
“C'était ma faute en fait” dit-elle après une courte pause, puis elle baissa la tête comme sous le poids le la honte. “Je l'ai forcé à me le dire”.
“Pourquoi?” Il m'était plus facile de contrôler ma voix maintenant. Le pire était derrière moi. Alors que nous parlions des détails de cette révélation, nous éludions les conséquences.
“Lauren a dit quelque chose à propos de toi - elle essayait de me provoquer. “ Elle fit une grimace. J'étais un peu perturbé, me demandant comment Bella pouvait se sentir provoqué par quelqu'un qui parlait de moi...”Un garçon plus âgé de la tribu a dit que ta famille ne venait pas à la réserve, seulement on aurait dit qu'il disait quelque chose d'autre. Donc j'ai isolé Jacob, et je l'ai piégé.”
Sa tête se baissa encore un peu plus en admettant cela. Son expression ressemblant à de la...culpabilité.
Je tournai mon regard, puis ris à pleine voix. Elle se sentais coupable. Qu'avait-elle pu faire pour mériter ce sentiment?

“Tu l'as piégé comment?” demandai-je
“J'ai essayé de la draguer - ça a marché, et bien mieux que je ne l'espérais,” expliqua-t-elle, sa voix incrédule devant le succès.

Je pouvais déjà imaginer - considérant l'attraction qu'elle déclenchait chez tous les hommes, complètement inconsciemment - combien elle devait être irrésistible quand elle essayait d'être attrayante. J'éprouvais soudain une vague de pitié pour ce jeune garçon, sur lequel elle avait lâché un tel potentiel.
“J'aurais aimé voir ça” dis-je, riant de mon humour noir. J'aurais aimé voir les réactions de ce jeune garçon, être témoin de cette déchéance.

“Et tu m'accuses d'éblouir les gens - pauvre Jacob Black.”
Je n'étais pas énervé après lui, la source de mon exposition, comme je pensais l'être. Il ne savait pas. Et comment pouvais-je attendre de quelqu'un qu'il repousse cette fille? Non, j'avais juste de la sympathie pour tous les dégâts qu'elle avait du lui occasionner.
Je sentis qu'elle rougissait, et la chaleur émaner. Je lui jetai un regard, elle regardai par la fenêtre. Elle ne parlait pas.

“Qu'as tu fait après?” Il était temps de retourner à l'histoire qui fait peur.
“J'ai fait quelques recherches sur Internet.”
Toujours pratique. “Est-ce que ça t'as convaincus?”
“Non” dit-elle. “Rien ne correspond. Ce sont des conneries pour la plupart. Et puis -”
Elle s'arrêta de nouveau, et j'entendis ses mâchoires se verrouiller.
“Quoi?” demandai-je. Qu'avait-elle trouver? Est ce que ce cauchemar avait pris un sens pour elle?
Il y eut une courte pause, puis elle chuchota, “j'ai décidé que ca n'avait pas d'importance.”
La choc gela mes pensées pendant une demi seconde, puis je me ressaisit. Pourquoi avait-elle quitté ses amies ce soir au lieu de s'échapper avec elles. Pourquoi était-elle montée en voiture avec moi au lieu de partir en courant, appelant la police...

Ses réactions étaient toujours les mauvaises - totalement mauvaises. Elle attirait le danger. Elle l'invitait.
“Pas d'importance?” dis-je les dents serrées, plein de rage. Comment pouvais-je la protéger quelqu'un de si...si...si déterminé à ne pas l'être.
“Non” dit elle d'une voix si basse que c'en était automatiquement tendre. “Ca n'a pas d'importance pour moi ce que tu es.”
Elle était impossible.
“Tu t'en fiches que je sois un monstre. Que je ne sois pas humain?”
“Oui”

Je la regardai pour m'assurer qu'elle avait tous ses esprits.
Je suppose que je pourrais m'arranger pour qu'elle ait les meilleurs traitements possibles...Carlisle aurait des connections avec les meilleurs médecins, les psychiatres les plus talentueux. Peut être que quelque chose pouvait être fait pour réparer ce qui n'allait pas chez elle, peu importe ce qui faisait qu'elle pouvait rester assise à côté d'un vampire, avec un rythme cardiaque calme. Je surveillerai l'institut, et rendrai visite aussi souvent que possible...

“Tu es énervé. Je n'aurais rien du dire.”
Comme si le fait qu'elle me cache ce genre de choses allaient nous aider elle comme moi.
“Non. Je préfère savoir ce que tu penses - même si c'est quelque chose de complètement fou.”
“Alors, j'ai une nouvelle fois tort?” demanda-t-elle, légèrement agressive maintenant.
“Ce n'est pas ce que j'ai dit!” Mes dents s'entrechoquèrent. “Ca n'a pas d'importance!” repetai-je blessé.
Elle sursauta. “J'ai raison?”
“Est ce que c'est important?” contrai-je.
Elle pris une grande inspiration. J'attendais sa réponse énervé.
“Pas vraiment,” dit-elle, la voix calme une nouvelle fois. “Mais je suis curieuse”.
Pas vraiment. Ca n'avait pas d'importance. Elle s'en moquait. Elle savait que j'étais inhumain, un monstre, et ça ne la dérangeais pas.
Mis à part mes interrogations sur sa santé mentale, je commençais à me sentir pleins d'espoirs. J'essayais de ne pas y penser.

“Curieuse de quoi?" demandai-je. Il n'y avait plus de secrets, juste quelques petits détails non dévoilés.
“Quel âge as-tu?” demanda-t-elle.
Ma réponse fusa automatiquement “Dix sept ans.”
“Depuis combien de temps as-tu dix sept ans?”
J'essayais de ne pas rire à son ton sérieux. “Un bout de temps” admis-je.
“D'accord” dit-elle enthousiaste. elle me sourit. Quand je la regardai, anxieux une nouvelle fois concernant son état mental, elle me sourit encore plus. Je grimaçais.

“Ne ris pas” prevint-elle. “Mais comment se fait-il que tu sortes en plein jour?”
Je ris malgré sa requête. Ses recherches n'avaient rien d'inhabituel. “Mythe” lui dis-je.
“Le soleil vous réduit en cendre?”
“Mythe”
“Vous dormez dans des cercueils?”
“Mythe”
Dormir n'avait jamais fait partie de ma vie - pas jusqu'à ces dernières nuit, alors que je regardai Bella rêver...
“Je ne dors pas,” murmurai-je, répondant un peu plus à sa question.
Elle resta silencieuse un moment.
“Jamais?” demanda-t-elle
“Jamais” soufflai-je.

Je regardai ses yeux, sous ses paupières, comme plongées dans un profond sommeil. Pas pour oublier, pas, comme je l'avais fait avant par ennui, mais parce que je voulais rêver. Peut-être, si je pouvais être inconscient, si je pouvais rêver, pourrais-je vivre quelques heures dans un monde ou elle et moi pouvions être ensemble. Elle rêvait de moi. Je voulais rêver d'elle.
Elle me fixa a son tour, son expression pleine de questionnements. Je devais détourner le regard. Je ne pouvais pas rêver d'elle. Elle ne devrait pas rêver de moi.
“Tu ne m'as pas encore posé la question a plus importante,” dis-je, ma poitrine plus dure et froide qu'avant. Je me devais de lui faire comprendre. A un certain point, elle devrait se rendre compte de ce qu'elle faisait. Je me devais de lui faire comprendre que tout cela avait de l'importance - plus que tout le reste. Le reste comme le fait que je l'aimais.

“Laquelle est-ce?” demanda-t-elle, surprise.
Cela rendit ma voix plus dure encore. “Tu ne te demandes pas ce que je mange?”
“Oh. Ca”. Elle parla d'un ton calme que je ne pouvais pas interrompre.
“Oui. Ca. Ne veux-tu pas savoir si je bois du sang?”
Elle prit un peu de distance face à ma question. Finalement. Elle comprenait.
“Eh bien, Jacob a dit quelque chose là dessus” dit elle.
“Qu'a-t-il dit?”

“Il a dit que vous ne...chassiez pas les gens. Il a dit que ta famille n'était pas supposé être dangereuse car vous chassiez seulement les animaux.”
“Il a dit que nous n'étions pas dangereux?” repetai-je cyniquement.
“Pas exactement” clarifia-t-elle. “ Il a dit que vous n'étiez pas supposé être dangereux. Mais les Quileutes ne vous voulaient pas sur leurs terres, juste au cas où.”
Je regardai la route, mes pensées sans espoirs, ma gorge luttant avec cette soif féroce.
“Alors, avait-il raison?” demanda-t-elle, aussi calmement que si je venais de lui confirmer des prévisions météos. “Sur le fait que vous ne chassiez pas les hommes?”
“Les Quileutes ont une bonne mémoire.”

Elle acquiesça doucement, perdue dans ses pensées.
“Ne soit pas trop confiante cependant” dis-je rapidement. “Ils ont raison de garder leurs distances avec nous. Nous sommes très dangereux.”
“Je ne comprends pas.”
Bien sur que non elle ne comprenait pas. Comment lui faire voir?
“Nous essayons” lui dis-je. “On y arrive la plupart du temps. Parfois nous faisons une erreur. Moi, par exemple, en étant seul avec toi.”
Son parfum était toujours une entité à part entière dans la voiture. Je m'y habituai, je pouvais presque l'ignorer, mais je ne pouvais pas renier que mon corps était attiré par elle pour de mauvaises raisons. Ma bouche nageais dans le venin.

“C'est une erreur? demanda-t-elle, comme si elle avait le coeur brisé. Cela me désarma. Elle voulait être avec moi - malgré tout cela, elle le voulait.
L'espoir revint de nouveau et me frappa très fort.
“Une erreur très dangereuse” lui dis-je honnêtement, espérant que la vérité cesse d'être importante.
Elle ne répondit pas pendant un moment. Je pouvais entendre sa respiration changer - dans une direction qui n'indiquait pas la peur ;

“Dis m'en plus” dit-elle soudainement, sa voix tordue du douleur.
Je l'examinai attentivement.
Elle souffrait. Pourquoi avais-je permit cela?
“Que veux tu savoir de plus?” demandai-je essayant de trouver un moyen pour ne pas qu'elle souffre. Elle ne devais pas souffrir. Je ne pouvais pas la laisser souffrir.
“Dis moi pourquoi tu chasses des animaux au lieu d'hommes” dit elle toujours souffrante.
N'était-ce pas évident? Ou peut-être qu'elle s'en moquait aussi.
“Je ne veux pas être un monstre.” murmurai-je.
“Mais les animaux n te suffisent pas?

Je recherchai une autre comparaison, une manière de lui faire comprendre. “Je ne suis pas bien sur, mais, disons c'est comme vivre de Tofu et lait de soja; nous nous considérons comme des végétariens, une petite blague entre nous. Cela ne satisfait jamais complètement notre faim - ou plutôt notre soif. Mais cela nous donne assez de force pour résister. La plupart du temps. “ Ma voix s'abaissait; j'avais honte du danger dans lequel je la mettais. Un danger que je continuai d'accepter...
“Parfois, c'est plus difficile que d'autres.”
“Est ce que c'est très difficile maintenant?”

Bien sur, elle posait la question à laquelle je n'avais pas envie de répondre. “Oui” admis-je.
Cette fois la réaction que j'attendait fut la bonne : sa respiration s'arrêta, son coeur s'emporta; Je l'attendait, mais ne la comprenait pas. Comment pouvait-elle ne pas être effrayé?
“Mais tu n'as pas faim maintenant,” déclara-t-elle, parfaitement sur d'elle même.
“Qu'est ce qui te laisse pensé ça?”

“Tes yeux” dit-elle calmement. “je t'ai dit que j'avais une théorie. J'ai remarqué que les gens - les hommes en particulier - son plus maussade lorsqu'ils ont faim.”
Je souris à sa description : maussade. C'était bien en dessous de la vérité. Mais elle avait raison sur toute la ligne. Comme d'habitude. “Tu es très observatrice n'est pas?” je ris de nouveaux.
Elle sourit légèrement, la ride entre ses yeux réapparaissant comme si elle était concentrée ou quelque chose dans le genre.

“Tu chassais ce week-end avec Emmett?” demanda-t-elle après que mon rire ce soit évanouis. Sa façon de parler si détendue était aussi fascinante que frustrante. Pouvait elle vraiment accepter tout cela sans ciller? J'étais plus choqué qu'elle.

“Oui” lui dis-je, puis, alors que j'allais la laisser la dessus, je ressentis le même besoin que dans le restaurant; je voulais qu'elle me connaisse. “Je ne voulais pas partir” je continuai doucement “mais c'était nécessaire. Il m'est plus facile d'être avec toi quand je n'ai pas soif.”
“Pourquoi ne voulais-tu pas partir?”
Je pris une grande inspiration, puis me tournait pour la regarder droit dans les yeux. Ce genre d'honnêteté était beaucoup plus difficile.
“Ca me rend... anxieux”, je pensais que ce mot suffirait, pourtant, il n'était pas assez fort, “d'être loin de toi. Je ne plaisantais pas Jeudi dernier, quand je t'ai demandé de faire attention de ne pas tomber dans l'Océan ou te faire écraser. J'ai été distrait tout le week-end, m'inquiétant pour toi. Et après ce qui est arrivé ce soir, je suis surpris que tu ai réussit à survivre tout le week-end sans une écorchure.” Puis je me souvins de ses blessures aus mains. “Enfin presque sans écorchure.”

“Quoi?”
“Tes mains” lui rapelai-je.
Elle les regarda en grimaçant. “Je suis tombée”.
j'avais eu raison. “C'est bien ce que je pensais” dis-je incapable de réprimer un sourire. “J'imagine, qu'avec toi ca aurait pu être pire - et cette possibilité ma tourmenté tout le temps ou j'étais parti. Ce furent trois jours trés long. J'ai vraiment rendu Emmett complètement fou.” Honnêtement, c'était toujours le cas. J'énervais probablement toujours Emmett et le reste de la famille. Excepté Alice...
“Trois jours? dit-elle, la voix aiguë. “Je croyais que tu étais rentré aujourd'hui seulement?”
Je ne comprenais pas son ton. “Non, nous sommes revenus Dimanche.”
“Alors pourquoi n'étais-tu pas au lycée?” demanda-t-elle. Son irritation me déboussola. Elle ne semblait pas réaliser que cette question avait un rapport avec ma mythologie.
“Eh bien tu as demandé si le soleil nous blessait, et ce n'est pas le cas. Mais nous ne pouvons pas sortir en pleine lumière, pas si il y a du monde autour.”
Je la distrayais de ce qui l'a contrariai mystérieusement. “Pourquoi?” demanda-t-elle, allongant sa tête sur le côté.

Je doutais trouver une analogie appropriée pour expliquer cela. Donc je décidai de simplement lui dire, “Je te montrerai un jour”. Puis je me demandai si je tiendrai cette promesse. La reverrai-je après ce soir? L'aimais-je assez pour m'éloigner d'elle?
“Tu aurais pu m'appeler,” dit-elle.
Quelle conclusion étrange. “Mais je savais que tu allais bien.”
" Mais moi je ne savais pas où tu étais. Je - “ Elle s'arrêta soudainement regardant ses mains .
“Quoi?”
“Je n'ai pas aimé” dit-elle timidement, la peau de ses joues rougissant. “ Ne pas te voir. Ca me rend anxieuse aussi.”

Es-tu heureuse maintenant? me demandai-je à moi même. Et bien voilà ma récompense pour avoir espéré.
J'étais perplexe, exaltant, horrifié - surtout horrifié - que tous mes rêves les plus fous se trouvent si proche d'être exaucer. Voilà pourquoi ça ne la dérangeai pas que je sois un monstre. Et pour cette exacte même raison, je me fichai complètement des règles a présent.
Pourquoi le bien et le mal n'avait plus d'influence sur moi. Pourquoi toutes mes priorités s'étaient-elles éclipsées laisser cette fille se glisser en haut de ma liste.
Bella m'appréciait aussi.
Je savais que ça n'était rien en comparaison de combien moi je l'aimais. Mais c'était assez pour qu'elle risque sa vie en étant assise à côté de moi. Et y prendre plaisir.
Assez pour la blesser si je faisais la bonne chose, c'est à dire, m'éloigner d'elle.
Y avait-il quelque chose que je pourrais faire et qui ne la blesserait pas? Quoi que ce soit?
J'aurais du garder mes distances. Je n'aurais jamais du revenir à Forks. Je ne lui apporterai que de la souffrance.

Cela m'empecherait-il de rester ici? Empirant la situation?
Cette sensation à présent, sa chaleur sur ma peau...
Non. Rien ne pourrait m'arrêter.
“Ah” grognais-je pour moi-même. “Ca devient compliquer”.
“Qu'est ce que j'ai dis?” demanda-t-elle, ramenant rapidement la faute sur elle.
“Ne vois-tu pas Bella? C'est une chose que je souffre, mais c'est totalement différent si toi tu commences à être impliquée. Je ne veux pas que tu souffres ainsi.” C'était un mensonge, et c'était la vérité. L'égoïste en moi planait de savoir qu'elle me voulait autant que je la voulais. “C'est mal. C'est risqué. Je suis dangereux Bella - s'il te plaît, rentre toi ça dans le crâne.”
“Non”. Elle fit la moue.

“Je suis sérieux.” Je luttai avec moi même si fort - moitié désespéré qu'elle accepte, à moitié qu'elle ne s'échappe pas - que les mots sortirent de ma bouche en un grognement.
“Moi aussi je sui sérieuse” insista-t-elle. “Je te l'ai dit, ça n'a pas d'importance ce que tu as. C'est trop tard.”
Trop tard? Le monde fut désespérément noir et blanc durant une seconde interminable tandis que je regardai les ombres rampant vers l'image de Bella endormie. Inévitable, instoppable. Elles volèrent la couleur de sa peau, la plongeant dans les ténèbres.
Trop tard? La vision d'Alice tourna dans mon esprit, les yeux rouge sang de Bella fixant mon impassivité. Sans expression - mais il était impossible qu'elle ne me haïsse pas pour ce future. Me haïr pour lui avoir volé quelque chose. Voler sa vie et son âme.
Il ne pouvait pas être trop tard.
“Ne redis jamais ça” sifflai-je.

Elle regarda à travers la fenêtre, se mordant les lèvres de nouveau. Ses mains étaient serrées en poings sur ses cuisses. Sa respiration s'accéléra puis se perdit.
“A quoi penses-tu?” Je devai savoir.

Elle secoua la tête sans se retourner. Je vis quelque chose briller, comme du cristal, sur sa joue.
L'agonie. “Est ce que tu pleures?” Je l'avais fait pleurer. Je lui avais fait mal à ce point.
Elle balaya ses larmes du dos de la main.
“Non” mentit-elle, la voix brisée.
Un instinct enfoui me poussa à tendre ma main vers elle - à cette instant je me sentais plus humain que je ne l'avais jamais été. Puis je me souvins que je...ne l'était pas.
“Je suis désolé” dis-je les mâchoires verrouillées. Pourrais-je un jour lui dire à quel point j'étais désolé? Désolé pour toutes ces erreurs stupides que j'avais fait. Désolé pour mon égoïsme sans borne. Désolé qu'elle soit assez malchanceuse pour être l'objet de mon premier amour tragique. Désolé, aussi, pour les choses qui n'était pas de mon ressort - que je fus le monstre choisit par le destin pour mettre un terme à sa vie.
Je pris une profonde inspiration - ignorant ma réaction violente au parfum de la voiture - essayant de me ressaisir.

Je voulais changer de sujet, pour penser à quelque chose d'autre. Heureusement pour moi, ma curiosité à propos de cette fille était insatiable. J'avais toujours une question en réserve.
“Dis moi quelque chose,” dis-je
“Oui” demanda-t-elle sèchement, les larmes inondant toujours sa voix.
“A quoi pensais-tu ce soir, juste avant que je ne débarque? Je n'ai pas compris ton expression - tu n'avais pas l'air effrayée, c'est comme si tu t'étais concentré sur quelque chose trés fort”. Je me souvenais de son visage - essayant d'oublier les yeux à travers desquels je la regardai - de sa détermination.
“J'essayai de me rappeler comment immobiliser un adversaire,” dit-elle, la voix calme. “Tu sais, self-défense. J'allais lui écraser le nez jusqu'à lui rentrer dans le crâne.”
Son calme disparut avant la fin de son explication. Son ton se transforma en haine. Ce n'était pas une hyperbole, et sa furie de petit chat n”était pas drôle non plus. Je pouvais voir sa silhouette frêle - la peau sur les os - dominée par ces hommes, baraqués aux gros poings, prêts à lui faire du mal. La furie bouillait au fond de ma tête.

“Tu allais te battre avec eux?” je voulais grogner. Ses instincts étaient mortels - pour elle même. “Tu n'as pas penser à courir?”
“Je tombe souvent quand je cours” dit-elle embarrassée.
“Et appeler à l'aide?”
“J'allais le faire.”
Je secouai la tête incrédule. Comment avait-elle réussit à survivre avant d'arriver à Forks?
“Tu avais raison” lui dis-je, la voix amère. “Je combats vraiment le destin en essayant de garder en vie.”
Elle soupira, regardant à travers la vitre. Puis elle me regarda de nouveau.
“Te verrai-je demain?” demanda-t-elle de façon abrupte.
Puisque j'allais direct en enfer - autant profiter du voyage.
“Oui- j'ai d'un devoir à rendre aussi.” Je lui sourit, ça faisait du bien. “Je te garderai une place à la cantine.”
Son coeur s'emballa, et mon coeur mort sembla soudain se réchauffer.
J'arrêtais la voiture en face de la maison de son père. Elle ne fit aucun mouvement pour sortir, et me quitter.
“Tu promets que tu seras la demain? insista-t-elle.
“Je promets.”

Comment pouvais-je retirer autant de bonheur en faisant le mauvais choix? Il y avait quelque chose d'inapproprié la dedans.
Elle acquiesça pour elle même, et commença a retirer ma veste.
“Garde la” lui assurai-je rapidement.

Je préférai qu'elle garde quelque chose qui m'appartenait. Un symbole, tout comme la capsule de bouteille au fond de ma poche...”Tu n'as pas de veste pour demain.”
Elle me la tendit, souriant d'un air piteux. “Je ne veux pas avoir à expliquer ca à Charlie” me dit-elle.
J'imagine que non. Je lui souriai à mon tour.
“Ah oui bien sur.”
Elle posa sa main sur la poignet, puis arrêta son geste. Elle ne désirait pas partir, et je ne voulais pas la laisser s'en aller.
La savoir sans protection, même pour quelques instants...
Peter et Charlotte était loin déjà, au delà de Seattle, sans aucun doute. Mais il y avait toujours d'autres. Ce monde n'étais pas un endroit sur pour quelque humain que ce soit, et pour elle, cela semblait encore plus dangereux que pour les autres.

“Bella?” demandai-je, surpris pas la simple plaisir que j'avais a à dire son nom.
“Oui?”
“Est ce que tu peux me promettre quelque chose?
“Oui,” accepta-t-elle facilement, puis ses yeux se plissèrent comme si elle avait imaginait une raison d'objecter.
“Ne vas pas dans les bois toute seule” l'avertis-je, me demandant si cette requête était digne de l'objection dans ses yeux.
Elle cligna des yeux, surprise “Pourquoi?”
Je jetai un regard noir au ténèbres. Le manque de lumière n'était pas un problème pour mes yeux, mais cela ne gênerai aucun autre traqueur. Cela aveuglait seulement les humains.
“Je ne suis pas toujours la chose la plus dangereuse ici,” lui dis-je. “Essayons d'en rester là.”
Elle frissonna mais retrouva rapidement son calme, et sourit même en me lançant, “Si tu le dis”.
Son haleine toucha mon visage, si douce et chargée.

j'aurais pu rester ici toute la nuit, mais elle avait besoin de dormir. Les deux désires semblaient d'égal importance alors qu'ils continuaient de se faire la guerre : la vouloir pour moi versus vouloir sa sécurité.
Je soupirant devant l'impossible situation. “Je te vois demain” dis-je, sachant que je la reverrai bien avant cela. Mais elle ne me verrai pas avant demain.

“Ok à demain” acquisca-t-elle en ouvrant la porte.
L'agonie une nouvelle fois la regarder s'éloigner.
Je me penchait vers elle, désireux de la retenir avec moi. “Bella?”
Elle se tourna, figée, surprise que nos visages se retrouve si proches.
Moi aussi j'étais submergé par la proximité. Le chauffage m'envoyai des effluves de son parfum par vague, caressant mon visage. Je pouvais sentir la douceur de sa peau. ..
Son coeur s'emporta et ses lèvres s'ouvrirent.

“Dors bien” murmurai-je, me reculant avant que l'urgence dictée par mon corps - soit la soif familière, ou la toute nouvelle et bizarre faim que je ressentais soudainement - ne me fasse faire quelque chose qui pourrait la blesser.

Elle resta assise dans faire un mouvement pendant un petit moment, les yeux grands ouverts et et stupéfaits. éblouie j'imagine.
Tout comme moi.
Elle reprit ses esprits - son visage restant toutefois un peu perplexe - tomba à moitié de la voiture, s'emmêlant les pieds, se rattrapant à la portière pour se relever.
Je gloussai - trop bas pour qu'elle m'entende.
Je la regardai marcher en trébuchant jusqu'au porche. En sécurité pour le moment. Je reviendrai vite pour m'en assurer.

Je pouvais sentir ses yeux me suivie tandis que je conduisais dans la rue sombre.
C'était une situation tellement différente de ce à quoi je m'étais habitué. D'habitude, je pouvais simplement me regarder m'éloigner à travers les yeux de quelqu'un. C'était étrangement excitant - cette sensation insaisissable de se sentir épié. Je savais que c'était simplement parce qu'il agissait de ses yeux.
Un millions de pensées se chassèrent les unes les autres dans me esprits tandis que je conduisais sans but dans la nuit.

Pendant un long moment je fis des cercles dans les rues, sans direction fixe, pensant à Bella et le soulagement incroyable de savoir qu'elle connaissait la vérité. Je n'avais plus à me soucier qu'elle découvrit qui j'étais réellement. Elle savait. Et ça ne la dérangeait pas. Même si c'était évidemment une mauvaise chose pour elle, c'était étonnamment libérateur pour moi.

Plus que ça, Je pensai à Bella et me récompensait avec l'amour. Elle ne pouvait pas m'aimer comme moi je l'aimais - une chose si irrésistible, dévorante, cet amour écrasant aurait probablement brisé son corps fragile. Mais elle se sentait assez forte. Assez forte pour repousser la peur instinctive. Assez pour vouloir être avec moi. Et être avec elle était le plus grand des bonheurs que je n'avais jamais connus.
Pendant un moment - alors que j'étais seul, ne blessant personne pour une fois - je me permis de ressentir ce bonheur sans la notion tragique. Etre juste heureux qu'elle m'apprécie. Simplement exulter du triomphe d'avoir acquis son affection. Imaginant être prés d'elle jour après jour, entendant sa voix, gagnant ses sourire.
Je rejouai ce sourire dans ma tête, voyant les coins de ses lèvres se lever, les fossettes se dessinant sur ses joues, ses yeux chauds... Ses doigts avaient été si chaud et doux sur ma main ce soir. Je m'imaginai touchant sa peau délicate, en caressant ses joues - soyeuses, chaudes...tellement fragiles. De la soie sur de la glace...affreusement cassable.

Je ne vis pas où mes pensées m'emmenaient jusqu'à ce qu'il ne soit trop tard. Alors que je m'attardais sur sa vulnérabilité dévastatrice, de nouvelles images de son visage firent irruption dans mes fantaisies.
Perdue dans l'ombre, pâle sous l'effet de la peur - pourtant les mâchoires fermes et déterminées, les yeux féroces, pleins de concentration, son corps fin tendus pour attaquer les imposantes formes rassemblées autour d'elle, des cauchemars dans l'obscurité...
“Ah”, grognai-je mijotant dans la haine, que j'avais perdu face à cette joie, prêt a éclater de nouveau dans un accès de rage.

J'étais seul. Bella était, je le croyais, en sécurité chez elle; pour un moment j'étais furieusement content que Charlie Swan - chef de la Police Locale, entraîné et armé - soit ton père. Cela voulait forcement dire quelque chose, procurer un bouclier à Bella.
Elle était en sécurité. Cela ne me ralentirait pas ma vengeance...
Non. Elle méritait mieux. Je ne la laisserait pas s'enticher d'un meurtrier.
Mais...que faire des autres?

Bella était en sécurité, certes. Angela et Jessica l'étaient aussi, sûrement, au fond de leurs lits.
Et pourtant un monstre était libre dans les rues de Port Angeles. Un monstre humain - cela devenait-il un problème exclusivement humain? Commettre le meurtre que je désirai commettre ce soir était mal. Je le savais. Mais le laisser en liberté, libre d'attaquer de nouveau ne pouvais pas être bien non plus.
L'hôtesse blonde du restaurant. La serveuse que je n'avais pas vraiment regardé. Les deux m'avaient irrité d'une façon très triviale, mais cela ne voulait pas dire qu'elle méritait d'être mises en danger.
N'importe laquelle d'entre elles pouvait être la Bella de quelqu'un.
Le fait de réaliser cela me décida.

Je dirigeai la voiture vers le Nord, accélérant, maintenant que j'avais un but. Dés que j'avais un problème qui me dépassait - quelque chose de tangible comme celui ci - je savais ou aller pour trouver de l'aide.
Alice était assise sur le porche, m'attendant. Je me garai en face de la maison plutôt que de faire le tour du garage .

“Carlisle étudie" dit Alice avant même que j'ai demandé.
“Merci” dis-je ébouriffant ses cheveux au passage.
Merci de m'avoir rappelé, pensa-t-elle pleine de sarcasmes.
“Oh”. Je m'arrêtai prés de la porte, sortant le téléphone et l'ouvrant au passage. “Désolé, je n'ai même pas vérifié qui m'avait appelé. j'étais...occupé.”
“Oui, je sais. Je suis désolé moi aussi. Quand j'ai vu ce qu'il se tramait tu étais déjà en chemin.”
“C'était juste” murmurai-je.
Désolée, repeta-t-elle, honteuse.
Il m'était facile d'être généreux en sachant Bella en sécurité. “Ne le soit pas. Je sais que tu ne peux pas tout voir. Personne ne s'attend à ce que tu sois omnisciente Alice.”

“Merci”
“J'ai faillit t'inviter à dîner ce soir - est ce que tu as vu ça avant que je ne change d'avis?”
Elle me fit un grand sourire. “Non, j'ai loupé ça aussi. J'aurais aimé savoir. Je serais venue.”
“Sur quoi te concentrais-tu pour louper tant de choses?
Jasper pense à notre anniversaire. Elle rit. Il essait de ne pas prendre de décision pour mon cadeau, mais je pense avoir un bonne idée...
“Tu es scandaleuse.”
“Yep.”

Elle pressa ses lèvres puis me fixa, un pointe d'accusation dans son expression. Je ferai plus attention plus tard. Vas-tu leur dire qu'elle sait?
Je soupirai. “Oui, plus tard.”
Je ne dirai rien. Fais moi une faveur et attend que je ne sois pas dans le coin pour le dire à Rosalie, ok?
Je tressailli. “Bien sur”
Bella l'a bien pris.
“Trop bien”

Alice me sourit de nouveau. Ne la sous-estime pas.
J'essayais de bloquer l'image que je ne voulais pas voir - Bella et Alice, meilleures amies.
Impatient à présent, je soupirai fortement. Je voulais en finir avec la prochaine étape de la soirée. Mais j'étais inquiet de quitter Forks...
“Alice...” commencai-je. Elle vit ce que je prévoyais de lui dire.
Tout ira bien pour elle ce soir. Je surveille à présent. Elle a vraiment besoin d'une surveillance 24h/24 n'est ce pas?

“Au moins.”
“De toutes façon, tu seras bientôt avec elle.”
Je pris une grande respiration. Ces mots étaient si beaux.
“Vas-y - finis en avec ça pour que tu puisses être la ou tu veux être.” me dit-elle.
J'acquiesçais, et me dépêchais de monter dans la chambre de Carlisle.
Il m'attendait, les yeux sur la porte plutot que sur le gros livres posé sur son bureau.
“J'ai entendu Alice te dire où me trouver” dit-il en souriant.
C'était un soulagement d'être avec lui, de voir son empathie et cette profonde intelligence dans ses yeux. Carlisle saurait quoi faire.
“J'ai besoin d'aide.”
“Ce que tu veux Edward” promit-il.
“Est ce que Alice t'as dit ce qui est arrivé à Bella ce soir?”
Ce qui est presque arrivé corrigea-t-il.
“Oui presque. J'ai un dilemme Carlisle. Tu vois, je veux...vraiment...le tuer.” Les mots sortirent vite et avec passion. “Tellement. Mais je sais que c'est mal, parce que c'est de la vengeance, pas de la justice. De la haine sans impartialité. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas juste de laisser un violeur et tueur en série déambuler dans les rues de Port Angeles! Je ne connais pas d'humains là bas, mais je ne peux pas laisser quelqu'un prendre la place de Bella comme victime. Ces autres femmes - quelqu'un pourrait ressentir pour celle ce que je ressens pour Bella. Ils pourraient souffrir autant que moi si elle avait été blessé. Ce n'est pas juste - “
Son large sourire imprévu m'arrêta dans mon flot de paroles.

Elle est bien pour toi n'est ce pas? Tellement de compassion, tellement de contrôle, je suis impressionné.
“Je ne fais pas la pèche au compliment Carlisle.”

“Bien sur que non. Mais je ne peux pas retenir mes pensées n'est ce pas?” Il sourit de nouveau.” Je vais m'en occuper. Tu peux te relaxer. Personne ne sera blesser à la place de Bella."
Je vis le plan dans sa tête. Ce n'était as exactement ce que je voulais, cela ne satisferait pas ma soif de brutalité, mais je pouvais voir que c'était la bonne chose à faire.
“Je vais te montrer ou le trouver” dis-je.
“Allons-y.”

Il attrapa son sac noir au passage. J'aurais préféré une forme de sédation plus agressive - comme lui briser le crâne - mais je laisserai Carlisle gérer cela à sa façon.
Nous primes ma voiture. Alice était toujours sur les marches. Elle fit un grand sourire et nous salua de la main tandis que nous nous éloignions. Je savais qu'elle avait regardé le futur pour moi; nous n'aurions aucune difficulté.

Le voyage fut rapide sur la sombre route déserte. J'éteignais mes phares pour ne pas ne pas attirer l'attention. Cela me fit sourire d'imaginer comment Bella réagirait à ce la vitesse à laquelle nous roulions à présent. Je serais déjà en train de rouler plus lentement que d'habitude - pour prolonger le temps passé avec elle - dés qu'elle objecterait.

Carlisle pensait à Bella aussi.
Je n'avais pas prévu qu'elle serait aussi bénéfique pour lui. C'est inattendu. Peu-être que cela devait se dérouler ainsi. Peut-être qu'il y a quelque chose derrière tout ça. Seulement...
Il s'imagina Bella la peau froide, les yeux rouges sang, puis fit disparaître cette image.
Oui. Seulement. Bien sur. Qu'y aurait-il de bon à détruire quelque chose de si pure et adorable?
Je jetai un regard dehors, toute ma joie de cette soirée détruite par ses pensées.
Edward mérite le bonheur. Il l l'a acquis. Cette férocité dans les pensées de Carlisle me surpris. Il doit y avoir un moyen.

J'aurai aimé croire à ses paroles - n'importe laquelle des deux. Mais il n'y avait rien derrière ce qui arrivait à Bella. Juste le destin, vicieux, horrible, amère, qui ne voulait pas donner à Bella la vie qu'elle méritait.
Je ne m'attardais pas à Port Angeles. J'amenai Carlisle dans la rue ou la créature dénommée Lonnie noyait sa déception avec ses amis - deux d'entre eux s'étaient déjà évanouis. Carlisle pouvait voir à quel point cela était dur pour moi d'être aussi prés - d'entendre les penser de ce monstres, de voir ses souvenirs, les souvenirs de Bella mélangés à ceux d'autres filles pas assez chanceuse pour se faire sauver.
Ma respiration s'accéléra. Je serrai le volant.
Va-t-en Edward, me dit-il gentiment. Je vais m'en occuper. Rejoins Bella.
C'était exactement ce qu'il fallait me dire. Son nom était la seule distraction pour moi à ce moment.
Je le laissait dans la voiture et courus jusqu'à Forks, tout droit, à travers la foret endormie. Cela me prit moins de temps qu'à l'aller dans la voiture. Seulement quelques minutes après, j'escaladais le flan de sa maison, me glissant à travers la fenêtre.

Je soupirai silencieusement, soulagé. Tout était en place. Bella était en sécurité dans son lit, rêvant, ses cheveux mouillés, emmêlés tels des algues sur son oreiller.
Mais, contrairement aux autres nuits, elle était recroquevillée dans ses draps, les coins de sa couette bien calés sous ses épaules. Elle avait sûrement froid. Avant que je puisse m'asseoir dans ma chaise habituelle, elle frissonna dans son sommeil, et ses lèvres tremblèrent.
Je réfléchis durant un moment, puis me décontracté en sortant dans le couloir, explorant une nouvelle partie de a maison pour la première fois.

Les ronflements de Charlie étaient assez forts. Je pouvais presque attraper ses rêves. Quelque chose concernant la force de l'eau, et l'attente patiente...une partie de pêche, peut-être?
Là, en haut des escaliers se trouvait un placard plein de promesses. Je l'ouvris, plein d'espoir, en trouvant ce que je cherchai. Je pris la plus grosse des couvertures de la toute petite étagère, et la ramenait dans sa chambre. Je la rangerait avant qu'elle ne se réveille, et personne n'en saurait jamais rien.
Retenant ma respiration, j'étalai précautionneusement la couverture sur elle; elle ne réagit pas à l'excédant de poids. Je retournai dans la chaise à bascule.

Tandis que j'attendais anxieusement qu'elle se réchauffe, je pensai à Carlisle, me demandant ce qu'il faisait en ce moment. Je savais que son plan se déroulerait sans problème - Alice l'avait vu.
Penser à mon père me fit soupirer - Carlisle me faisait trop confiance. J'aurais aimé être l personne qu'il pensait que j'étais. Cette personne, celle qui méritait d'être heureux, qui pourrait espérer être digne de cette fille endormie. Combien les choses seraient différentes si je pouvais être cet Edwatd la.
Alors que je méditai la dessus, une image étrange surgit dans mon esprit.

Pendant un moment, le destin maléfique que j'avais imaginé, celui qui annonçait la destruction e Bella, fut remplacé par le plus fou et téméraire des anges. Un ange gardien - quelque chose qui ressemblait à la version de Carlisle me concernant. Avec un sourire insouciant sur ses lèvres, les yeux bleus ciel pleins d'espièglerie, l'ange représentant Bella d'une telle façon qu'il m'était impossible de la négliger. Un parfum d'un puissance ridicule demandant mon attention, l'esprit silencieux enflammant ma curiosité, une beauté silencieuse retenant mes yeux, un esprit altruiste pour gagner mon estime. Enlever l'instinct naturel de survie - pour que Bella puisse accepter de rester auprès de moi - et finalement, ajouter un don pour attirer les ennuis.
Avec un rire imprudent, l'ange irresponsable propulsa sa fragile création directement sur mon chemin, croyant allègrement que ma moralité défectueuse suffirait à maintenir Bella en vie.

Dans cette vision je n'étais pas la punition de Bella, elle était ma récompense.
Je secouais ma tête devant la fantaisie cet ange sans jugeote. Il n'était pas mieux que le destin maléfique. Je ne pouvais pas m'incliner devant un pouvoir supérieur qui agirait de manière si stupide et dangereuse. Au moins le destin, je pouvais le combattre.

Et je n'avais pas d'ange. Ils étaient réservés aux bonnes gens - les gens comme Bella. Ou donc était passé son ange? La surveillait-il?
Je riais en silence, surpris en réalisant, qu'à ce moment précis, je remplissais ce rôle.
Un ange vampire - c'était extensible.
Environ une demi heure plus tard, Bella se relaxai sous son cocon. Sa respiration s'enfonça et elle commença a murmurer. Je souris, satisfait. C'était une petite chose, mais au moins, elle dormirait mieux ce soir, parce que j'étais là.
“Edward” soupira-t-elle, et elle sourit, elle aussi.
Je repoussai la tragédie pour le moment, me laissant être de nouveau heureux.



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Commenter

#Posté le vendredi 16 janvier 2009 22:47

Modifié le dimanche 15 février 2009 10:12

  • Commentaires
  • Kiffs

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fiictiOn-twiilight, Posté le dimanche 11 avril 2010 04:50

=)


twilight-sense, Posté le lundi 08 mars 2010 08:14

tout le monde a trouver son âme soeur


twilight-sense, Posté le lundi 08 mars 2010 08:14

révélation car tout finis bien et personne ne s'ouffre


twilight-sense, Posté le lundi 08 mars 2010 08:14

mon livre préféré reste révélation suivie de tentation puis fascination et enfin hésitation


twilight-sense, Posté le lundi 08 mars 2010 08:13

Robert et vraiment trop beau


Elisaaah, Posté le dimanche 03 janvier 2010 01:21

je n'ai jamais vu une tehorie aussi flou mais corecte


Rpg-Alice-Revelation, Posté le jeudi 29 octobre 2009 13:01

C'était bien, mais c'est dommage on c'est pas ce que carlisle leur a fait !


mava62100, Posté le mardi 29 septembre 2009 12:14

jai adoré bon dsl jme suis coucher tard hier mdr parce ke jai lu ta fic ptdr et jsuis crevé alors jli le chapitre 11 demain en tous cas jai hate de lire la suite et le mieu sé ki a pas cour demain après midi jvé pouvoir lire le reste de ta fic trankil biz a demain si tu mé dotre chapitre préviens moi stp biz


vampire-fantastic-world, Posté le jeudi 06 août 2009 03:23

qu'est-ce que Carlisle leur fait? Il les tue? (ça m'étonnerait de sa part)


mmcullen, Posté le samedi 01 août 2009 04:02

merci


ainsel, Posté le dimanche 12 juillet 2009 08:43

Trop bien j'adore ton blog et surtout ce qu'on y trouve jai hate de lire ce que tu as fait!!


c-la-viie-de-glossi, Posté le samedi 30 mai 2009 23:35

FAIT GAFF A DES FAUTE LOL

TROP BIEN sniff


clara, Posté le mercredi 18 mars 2009 12:23

c tro chian on sai pa se que Carlisle au mecs du moin j'ai pa compri =(


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